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Frances Ha

Réalisé par Noah Baumbach
USA – 2013 – 1h26
Sortie le 13 juillet 2013

Frances, jeune New-yorkaise de 27 ans, vit avec sa meilleure amie Sophie, en rêvant sa carrière de danseuse. Mais Sophie déménage, et Frances se retrouve subitement seule, obligée de trouver sa place dans ce monde…

Le feel-good movie par Noah Baumbach qui retrouve après Greenberg la comédienne Greta Gerwig, avec qui il co-écrit cette fois-ci le scénario. Il est inutile de s’en cacher, le plaisir du film tient beaucoup au talent de la comédienne pour jouer des personnages en décalage, avec cette Frances, jeune femme à côté de la plaque, vivant en dehors des clous, qui refuse de grandir et se plaît (et parfois se perd) dans un certain dilettantisme.
Cela étant, puisqu’elle a participé à l’écriture de Frances Ha, force est de constater que, d’abord, le film puise en grande partie dans son expérience personnelle (notamment la pratique de la danse), et que Noah Baumbach, bénéficie de tout le peps qu’elle apporte à la base du projet, livrant une petite aventure new-yorkaise enjouée et charmante.
Frances Ha est tourné en noir et blanc, et rappellera inévitablement Woody Allen qui (…) a su réinventer New-York en bicolore, et s’impose comme source d’inspiration à travers la profusion de dialogues que contient le film. On pourrait y voir également un certain côté post-Nouvelle Vague, dans le sens esthétique du terme, qui fait par exemple appel à A bout de souffle, pour les ruptures de rythme et l’utilisation de la musique comme moteur intégrant à la fois l’action et l’écriture du montage du film.
Mais voilà, on en revient toujours à Greta Gerwig. France Ha joue beaucoup sur sa candeur et l’utilisation très poussée qu’elle fait, l’air de rien, de son corps, avec des attitudes tantôt balourdes, tantôt aériennes, dessinant un personnage maladroit dans la vie et agile sur scène. Et même si le récit n’est pas dépourvu d’un regard sur le désoeuvrement de ce personnage et sa solitude, c’est à travers un montage enlevé que Baumbach suit les pas de sa Frances, avançant à ses côtés, l’observant se jeter dans la vie sans calculs en un plaisir partagé et bienveillant.
Julien Marsa – Critikat.com


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