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Vincent n’a pas d’écailles

Réalisé par Thomas Salvador
France - 2014 - 1h18
Sortie le 18 février 2015 (Le Pacte)
Soutien AFCAE

Vincent a un pouvoir extraordinaire : sa force et ses réflexes décuplent au contact de l’eau. Pour vivre pleinement ce don, il s’installe dans une région riche en lacs et rivières, et suffisamment isolée pour préserver sa tranquillité. Lors d’une escapade aquatique, il est surpris par Lucie dont il tombe amoureux.

P.-S.

Vincent n’a pas d’écailles est beaucoup moins farfelu que ce que pourrait laisser croire son séduisant pitch. C’est avant tout une comédie discrètement fantastique, très simple, limpide, modeste – jamais la fantaisie ne paraît forcée ou artificielle. Avec ce premier long-métrage, Thomas Salvador réalise une épure de film de genre, d’une beauté parfois sidérante.
(…) L’efficacité du film repose en grande partie sur une économie de paroles. Vincent est un taiseux et le monde qui l’entoure s’accorde à ce trait de caractère. Le silence renforce la puissance comique et magique de l’ensemble – et rend les séquences un peu plus dialoguées d’autant plus efficaces et drôles (...). Le reste du temps, c’est le burlesque qui l’emporte, un burlesque qui s’incarne totalement dans le visage lunaire et le corps sportif de Thomas Salvador. Tout est léger dans ce long-métrage très court (78 minutes) qui file à toute allure au rythme des courses, des nages de Vincent. L’apogée de Vincent… se trouve d’ailleurs dans une scène de course-poursuite impressionnante où ce dernier tente d’échapper à la police tout en restant au contact de l’eau qui lui donne sa force et son énergie. Suspendu à un pont, caché au fond d’un abreuvoir, accroché à un bateau, Vincent déploie des trésors d’inventivité pour conserver sa liberté et sa singularité.
C’est un héros qui, au fond, ne fait que chercher sa place dans le monde : puisqu’il n’a pas d’écailles, il lui faut bien essayer de vivre parmi les humains. (...) Mais (le) film n’a rien du pastiche ou d’un détournement : Vincent n’a pas d’écailles est avant tout un conte, et le portrait, touchant autant que ludique, d’un inadapté.

Anna Marmiesse – Accréds


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